Rencontre / Débat autour de Jean-Pierre Cometti.

                                             

                                           Vendredi  10 Juin 2016   Cometti.03

Ecole Supérieure d’ Art  d’ Avignon 

A  l’initiative  de  l’Unité  de  Recherche en conservation – restauration  d’artefacts culturels et  de l’association fil à fil des étudiant-e-s  et diplômé-e-s  de  la  mention Conservation – Restauration  de l’ESAA.

RENCONTRE / DEBAT ENTRE ETUDIANTS, PROFESSIONNELS, ENSEIGNANTS, CHERCHEURS, ARTISTES … ET TOUS AUTRES BIENVENUS

  ACCES LIBRE !  

 inscription en bas de page pour réservation du déjeuner (5 euros) 

Programme  de la journée

8 h 45 : Accueil des participants: thé, café, jus de fruits, viennoiseries, …

9h : Débat 1:  « La recherche en conservation-restauration »

Modération:  Gaspard Salatko, ethno-anthropologue enseignant à l’ESAA.

Evocation du livre de Jean-Pierre Cometti avec Alfredo Vega, conservateur-restaurateur et philosophe,

et Stéphanie Elarbi, responsable de l’atelier de conservation-restauration du Musée du Quai Branly

 « Conserver/Restaurer. L’oeuvre d’art à l’époque de sa préservation technique », Collection NRF Essais /Gallimard, Février 2016, 320 p.p., 23 €

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Présentation de l’éditeur
La conservation et la restauration des œuvres d’art sont en apparence les deux faces d’une même réalité. Les musées n’ont-ils pas pour mission d’exposer et de préserver leurs œuvres? Mais c’est compter sans une extension inédite des biens culturels et la propension à y inclure les choses les plus diverses, à commencer par les plus contemporaines. En sorte que ces deux missions deviennent contradictoires.
Les termes qui caractérisent cette situation nouvelle («patrimoine», «curateur» qui s’est substitué à «commissaire», etc.) indiquent la grande transformation : sous l’effet du marché de l’art internationalisé et de la place qu’il occupe dans le monde de la finance, les œuvres sont désormais des biens qui, au même titre que d’autres, plus qu’une valeur ont un prix. S’ajoute l’importance prise par leur dimension contemporaine, puisque la mémoire dans nos sociétés est indissociable d’un rapport à l’histoire désormais centré non plus sur le passé mais sur le présent – un présent sans futur et qui est à lui-même son propre horizon. La patrimonialisation du présent brasse les cultures les plus hétérogènes, le passé et le présent, l’homogène et l’exogène, l’ordinaire et l’extraordinaire. Elle fait croître le souci qui entoure désormais les productions contemporaines y compris dans leurs composantes techniques, singulièrement créditées d’une valeur que leur obsolescence particulière rend d’autant plus digne d’intérêt.

12h30 – Déjeuner dans le Jardin de l’ESAA, aux bons soins de la « Tripopote », par la cuisinière bio en chef du    Tri postal  (Participation des auditeurs au repas: 5,-

14h : Débat impromptu 2 :  « Conservation-restauration et société actuelle »

Modération: Pierre Lagrange, socio-anthropologue enseignant à l’ESAA, avec …  d’autres diplômés professionnels à préciser.

Evocation (sous réserves)  de deux autres livres de Jean-Pierre Cometti,

  • La démocratie radicale . Lire John Dewey, Gallimard, « Folio Essais », Janvier 2016, 340 pp., 8,20 €
démocratie radicaleDans l’un de ses ouvrages posthumes, Jean Pierre Cometti fait part une dernière fois de son attachement à la philosophie de John Dewey (1859-1952) et y révèle un libéralisme d’une autre espèce par la voie d’une « démocratie radicale », soit un « libéralisme radical » d’inspiration pragmatiste. Malgré les résonances négatives pour beaucoup, de pragmatisme et libéralisme qui signifient pour eux compromis et asservissement, Jean-Pierre Cometti développe avec l’obstination du pragmatiste convaincu et pratiquant qu’il fut, ce courant important de la tradition philosophique américaine qui s’avère riche d’enseignement pour la période cahotique actuelle. Chez l’oncle Sam aujourd’hui, il semble bien loin de la pensée des prétendants au mandat présidentiel qui rivalisent d’invectives et slogans toujours plus populistes, dignes d’un piètre western. Actuellement en France et dans le sillage  d’expériences similaires en Egypte (Place Tahrir), en Grèce (Syriza), aux USA (Occupy Wall Street) et en Espagne (Los indignados), le mouvement « La Nuit debout » rassemble des individus lassés par l’expertise politique et le dévoiement de la démocratie représentative. Ils sont désireux de lui substituer « l’enquête et la discussion libre », telles que John Dewey les a décrites, émancipatrices par des moyens propres à l’avénement d’une société plus directement démocratique, délibérative et participative, « à la mesure et à l’image de ses fins ». (M. Maire)
  • La nouvelle aura. Economies de l’art et de la culture,         Questions Théoriques – Saggio Casino, avril 2016, 240 p.p, 17 €
Afficher l'image d'originePrésentation de l’éditeur
Quelles sont les transformations formelles, sociales et économiques qui ont traversé l’art du XXe siècle pour lui donner son visage « contemporain », quels sont leurs enjeux? Pour répondre à ces questions, ce livre revient sur la notion d’aura, héritée de la théorie critique de Walter Benjamin. La Nouvelle Aura s’attache à cerner les modalités de l’auratisation qui règle les rapports entre art contemporain et industrie culturelle. La coalescence actuelle, inédite, entre l’art, la mondialisation libérale, la mode – et jusqu’à l’univers du luxe –, rend nécessaire un examen critique et idéologique des formes de spéculation et de fétichisme qui font de l’art contemporain une valeur intégrée au capitalisme globalisé.
Jean-Pierre Cometti s’intéresse aux mécanismes de diffusion de l’art (les biennales), aux pratiques de valorisation (la collection privée et ses mécanismes d’accumulation) et à la paradoxale réification qui finit par arraisonner jusqu’à l’installation ou la performance. Il revient également sur la figure de Marcel Duchamp, artiste de l’avant-garde voué à la destruction de l’œuvre d’art organique et « rétinienne », mais aussi soucieux de produire sa propre légende, et de « transférer » l’aura perdue des œuvres d’art sur sa personne.
Ce livre constitue l’aboutissement de la réflexion esthétique de Jean-Pierre Cometti, en intégrant l’héritage pragmatiste (antiessentialiste, contextualiste, attentif à la texture des usages, et non à des substances) dans un horizon élargi : celui d’une théorie critique de l’art et de la culture contemporaine. Cette réarticulation du pragmatisme et de la théorie critique marxiste, dans le sens d’un outillage de l’une par l’autre, constitue à coup sûr l’un des intérêts philosophiques majeurs de cet ouvrage.

 Lire aussi 

16h = Pause thé ou café

18h : Fin de la table ronde – discussions libres

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Inscription  obligatoire et gratuite + réservation du repas :

                                          avant le 5 Juin !                                            

par courriel : journeecometti@esaavignon.fr

Informations téléphoniques : +33 (0) 490 270 423

Adresse : 500, Chemin de Baigne-pied, BP 20917 84090 Avignon cedex 9

Plan :  

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FICHE D’INSCRIPTION (A copier-coller dans un fichier .doc,  .docx,  ou  .odt et envoyer par courriel à l’adresse journeecometti@esaavignon.fr)

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Réservation d’un repas de midi à 5,- Euros   oui    non


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